Hétérogénéité du ribosome au cours de la transition épithélio-mésenchymateuse : rôle dans les cancers du sein

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Équipe MORIN, directeur de labo : Virginie MARCEL

 

Chez la femme, le cancer du sein est le cancer le plus répandu et la première cause de mortalité par cancer avec plus de 625 000 nouveaux décès par an dans le monde (GLOBOCAN, 2018) et 12 000 en France métropolitaine (INCa, 2012). En effet, malgré le développement d’outils diagnostiques et thérapeutiques performants au cours des dernières années, le nombre de décès restent élevé. Ceci s’explique par un manque de traitement spécifiquement dédié à des tumeurs très agressives et dont l’unique option thérapeutique reste la chimiothérapie. C’est par exemple le cas des cancers du sein dits Claudin-Low qui sont particulièrement agressifs, notamment en raison de leur forte propension à former des métastases, à résister aux chimiothérapies et à la récurrence de la tumeur. Ces tumeurs dites Claudin-Low dérivent d’un processus cellulaire appelé EMT, pour transition épithélio-mésenchymateuse, un processus normal clé pour la réparation des tissus chez l’adulte. Aujourd’hui il reste en effet difficile d’identifier et de traiter ces cancers Claudin-Low par manque de connaissance des mécanismes moléculaires à l’origine de ces tumeurs.

L’objectif principal de mon projet de thèse est de comprendre le rôle du ribosome dans le développement des tumeurs Claudin-Low afin de mieux comprendre ces tumeurs agressives et permettre l’identification de nouveaux éléments utilisables comme biomarqueurs diagnostiques et/ou thérapeutiques. Au cours de ma thèse, je ferai en effet la première évaluation de l’utilisation de l’altération des ribosomes comme biomarqueurs diagnostiques pour identifier les tumeurs mammaires Claudin-Low.